Parmi ceux qui s’opposent contre le nouveau parc historique, on entend souvent dire que ‘ça ne va pas marcher et si ça se casse la gueule dans 5 ans ils vont y créer une zone commerciale‘. Ce ne sont que des mots, bien sûr, basé sur des opinions, pas sur des faits. J’ai fait des recherches partout mais je n’ai pas pu trouver un seul parc où après échec les terres étaient devenues centre commercial. Voici un article sur le sujet des parcs fermés. En plus… n’a-t-on pas crié qu’avec les ventes en ligne, les centres commerciaux étaient un truc du passé ? Rien ne laisse prévoir si le projet sera un succès ou pas. S’il y existait une recette pour garantir une bonne recette, toutes les entrepreneurs seraient riche et il n’y aura plus de faillites. Ici, on a quand même affaire avec des hommes d’affaires chevronnées qui mettent des millions d’euros et qui en plus ont un certain fierté. Je ne crois pas que M. Badey est un homme à facilement accepter la défaite. Et M. Accary aussi, il veut créer quelque chose de pérenne, son héritage pour la Bourgogne.

Ceci dit, bien sûr, un échec historique n’est jamais à exclure. C’est ça l’entrepreneuriat : prendre des risques. Regardons un peu quelques parcs qui sont souvent utilisés comme comparaison. D’un côté, il y a

Guédelon.

D’après Wikipédia:

Guédelon ou le château de Guédelon est un chantier médiéval de construction historique d’un château fort, débuté en 1997, selon les techniques et les matériaux utilisés au Moyen Âge. Ce projet architectural situé à Treigny dans l’Yonne, dans une ancienne carrière désaffectée au centre d’une forêt et proche d’un étang à une trentaine de kilomètres au sud-ouest d’Auxerre, vise à améliorer les connaissances en castellologie et en archéologie expérimentale. Tout en développant une réflexion du type « art et traditions populaires », il met en scène dans un déroulement réel la construction d’un programme monumental, ce qui le différencie des parcs à thème.

À Guédelon l’attraction est la construction d’une réplique d’un château médiéval avec les techniques de l’époque. Il y a des visites guidées & des ateliers. Bon pour 300.000 visiteurs par an. Si on regarde un peu autour, le village de Saint-Sauveur-en-Puisaye est le plus proche, mais toujours à 7 kms. Néanmoins, Guédelon est un thème principal dans toute la publicité touristique (en ligne) de ce village et des ‘AirBNB’ autour. Il semble que pas mal de monde profite de la ‘semi-proximité’ du parc. Ce parc avec son thème assez limité attire quand même 300.000 visiteurs par an.

Tarif Adulte à partir de 18 ans : 14 € • Tarif Enfant de 5 à 17 ans inclus : 11 €
Comptez entre 4 et 6 heures pour visiter Guédelon.

De l’autre côté, on parle souvent de

Puy du Fou

Le Puy du Fou (Wikipedia) est un complexe de loisirs français à thématique historique situé sur la commune des Epesses, en Vendée. Fondé en 1989 par Philippe de Villiers, il regroupe La Cinéscénie et le Grand Parc. L’un de ses fils, Nicolas de Villiers, le préside depuis 2004.

Avec ses 2,3 millions de visiteurs par an et une superficie de 55ha, Le Puy du Fou est clairement dans une autre catégorie que le Parc Éclat. L’impact économique du Puy du Fou est indéniablement positief. Voir cet article:

500 millions d’euros de retombées économiques

Véronique Besse relie également la réouverture du parc et de ses hôtels à la relance économique de la région. « Le Puy du Fou, c’est 2500 emplois directs, et 4500 emplois indirects. C’est 500 millions d’euros de retombées économiques dans toute la Région : hôtellerie, campings, gites, restaurants, commerces… Quand un visiteur dépense 1 euro au Puy du Fou, il en dépense 3,2 euros à l’extérieur. En Vendée et dans les Pays de la Loire, espérer relancer l’économie touristique sans le Puy du Fou, ce n’est pas envisageable ! »

Aussi des bonnes nouvelles dans un article de Duret groupe Immobilier:

Une étude du réseau Protourisme publiée en 2017 nous en apprend beaucoup sur l’impact économique du Puy du Fou au niveau du département, et les chiffres sont éloquents. Ainsi, en 2016, pour 1 euro dépensé dans le Parc, c’est plus de 3 € qui étaient dépensés sur le territoire vendéen (pour un total de près de 170 millions d’euros au final) dans des secteurs économiques comme la restauration, l’hôtellerie, le carburant, les loisirs annexes, etc.

Échec impossible?

Bien sûr, les réussites des parcs dessus n’est pas une garanti pour un parc futur. Regardons le parc Vulcania, où le taux de visiteurs s’est coincé à 300.000 au lieu des 800.000 attendus. Pourquoi? D’après France Inter:

En 2008, alors que le nombre de visiteurs plonge, le parc est obligé de lancer une « deuxième version », avec des attractions plus ludiques. Car les concepteurs avaient oublié un détail : le public doit s’amuser, et jusqu’à présent ce n’était pas le cas.

Aie, ça fait mal. Alors une astuce gratuite pour les créateurs du Parc Eclat: « Créez un parc où le public s’amuse. »

Nan, mais sans rigoler… Si on voit comment le thème ‘parc à thème’ interesse les collectivités, et en considérant qu’on a la chance d’avoir trouvé un investisseur avec des poches profondes pour porter le projet, je dirai: « Pourquoi pas! Osons entreprendre. »

Et voilà, je fais le boulot des responsables politiques et commerciales en faisant des relations publics avec des arguments positifs pour leur projet. Pour ceux qui sont contre le parc Éclat et me considèrent comme un traitre de leur bonne cause: ne vous inquiétez pas…  le prochain article sera de nouveau négatif.

Grand remerciement à Geoffrey Gautheron,
qui a fait la carte comparative illustrant
les tailles réelles de Guédelon et Puy du Fou
projeté sur le paysage Tournusien.